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NOS ANIMAUX NOUS SOIGNENT |
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Fidèles, toujours disponibles, jamais fâchés… Chiens, chats et autres oiseaux font le bonheur de la moitié de nos foyers. Mais saviez-vous qu’en plus de l’affection qu’ils nous portent et des joies qu’ils nous procurent, ils veillent sur notre santé ?
Vous avez craqué pour Ulysse, ce superbe épagneul qui fait la joie de la
maisonnée, pour Minette, votre chatte adorée ou Titi, cet adorable canari
orangé qui enchante depuis peu vos matinées ? Vous avez eu raison ! Non
seulement ce sont des compagnons parfaits, mais en plus, ils ont
des effets bénéfiques sur la santé. Les chiens d'aveugles ne sont
plus seuls à récolter les lauriers dans ce domaine. Beaucoup de médecins
voient désormais également d'un bon œil la présence de nos animaux
familiers à nos côtés… y compris en milieu hospitalier.
Six minutes de caresses pour faire chuter la tension
Et pour cause ! Vous avez de la tension ? Selon les travaux du professeur
Friedman (université de New-York), six minutes de caresses à votre
toutou, à votre chat ou un quart d'heure face à un aquarium la fait
systématiquement baisser. Mieux encore, en évitant que notre pression
artérielle ne s'élève brutalement (en cas de stress notamment), leur
seule présence suffit à diminuer les risques d'accidents cardiovasculaires.
Résultat : celles d'entre nous qui s'entourent d'animaux après
soixante-dix ans, ont la même pression artérielle que leurs petites-filles
(travaux menés à l'université de Buffalo aux Etats-Unis) ! Et ce n'est pas
tout, nos gentilles petites bêtes nous éviteraient aussi de déprimer.
Telle est en tout cas la conclusion de certaines recherches américaines
parvenues à mettre en évidence que les propriétaires de chats et de chiens
atteints du sida sont moins sujets à la dépression.
Chiens, chats : ils veillent sur notre moral
Mais quoi de plus logique après tout ? On connaît les résultats de cette
autre étude menée outre-Atlantique qui a démontré que les personnes
physiquement diminuées sont plus heureuses, ont une meilleure estime
d'elles-mêmes et un réseau de relations nettement plus développé
lorsqu'elles ont un canin complice auprès d'elles ! Il est aussi établi
que ceux qui ont un animal dans leur vie résistent mieux aux coups durs,
consultent moins souvent leur médecin et mènent plus facilement à bien
leurs activités quotidiennes… Pourquoi ? Parce que s'occuper d'un animal
dont on a le sentiment d'être aimé, donne un sens, un but à
l'existence. Ainsi s'explique la foi inébranlable qu'ont certains cadres
de santé en la thérapie assistée par l'animal.
Des poissons contre la maladie d’Alzheimer ?
Ce n'est pas tout ! Ces confidents hors pair auraient aussi des vertus
contre la maladie d'Alzheimer. Pour le professeur Métais, gériatre à
Courbevoie : « outre les repères qu'ils fournissent aux malades (en
réclamant par exemple leurs repas à heures régulières), il est aussi
probable que l'attachement qu'ils suscitent stimulent la mémoire ». Les
fonctions mnésiques seraient alors activées par d'autres circuits que
ceux endommagés par la maladie. Certains patients reconnaissent les
animaux qui leur rendent régulièrement visite et leur parlent, alors que
depuis longtemps déjà ils ne communiquent plus avec les équipes
soignantes. D'autres réussissent même à prononcer à nouveau des mots
devant des aquariums…
Des ménageries… en maisons de retraite !
Ainsi s'explique, enfin, que la moitié des maisons de retraite accueille
aujourd'hui les bêtes (selon des chercheurs d'Harvard, le seul fait de
s'occuper d'une plante diminue de moitié le taux de mortalité des
établissements). Désormais, on ne compte plus les institutions qui
reçoivent les chiens, chats ou poissons. Qu'ils soient présents de temps à
autre seulement, pris en charge par le personnel ou sous la responsabilité
de résidents, ils améliorent les relations entre professionnels et
pensionnaires, créent des points communs et fournissent des
sujets de discussion passionnés.
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