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LA RAGE

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On distingue deux formes, une forme dite "furieuse" et une forme "paralytique".

Dans la forme furieuse, l'animal est tout d'abord taciturne, a tendance à se cacher, à faire d'incessants va-et-vient. Viennent ensuite des hallucinations d'où des hurlements de l'animal. On assiste également à des démangeaisons violentes, le chien se gratte sans arrêt.
L'animal devient dans un deuxième temps furieux, il fuit sa maison, attaque sans raison animaux ou êtres humains.
La dernière phase est une phase de paralysie qui débute par le train postérieur ou les mâchoires. En fin de maladie, la respiration est difficile. La mort survient 4-5 jours en moyenne après le début des symptômes.

Dans la forme paralytique, la paralysie survient d'emblée et on parle de rage muette : le chien ne peut plus aboyer. Il ne peut pas mordre du fait de la paralysie des mâchoires, bave abondamment et ne peut plus déglutir. La mort survient en 2-3 jours par asphyxie.

La rage est une maladie provoquée par un virus qui se propage dans l'organisme via les nerfs. La gravité de cette maladie et le risque de contamination de l'homme imposent une prévention efficace.

La rage « urbaine » et la rage « sauvage »

En Afrique, Asie, Amérique du Sud, Amérique Centrale et au Mexique, c'est le chien qui est le principal responsable de la propagation du virus de la rage dite « urbaine ».

La situation est différente en Europe, où le renard est le vecteur principal de la rage dite « sauvage ». La souche « sauvage » est excrétée dans la salive du renard, du bovin et du blaireau. Le chat excrète le virus en moindre quantité, tandis que le chien l'excrète très faiblement voire pas du tout. Par conséquent, la transmission de la rage du chien à l'homme n'est qu'occasionnelle en Europe.

Le chat est d'avantage exposé que le chien à la souche sauvage du virus. En effet, son mode de vie autonome, son activité nocturne et ses escapades dans la campagne augmentent le risque de rencontres avec les renards.

Transmission du virus

Le virus de la rage pénètre dans l'organisme via une morsure ou via un contact de la salive d'un animal infecté avec une plaie cutanée ou une muqueuse intacte (muqueuse buccale et intestinale lors de l'ingestion du virus). Lorsqu'un animal est mordu, les symptômes apparaissent quelques semaines à quelques mois après la contamination. Pendant cette période, le virus se multiplie dans les muscles. Ensuite, il se répand dans l'organisme via les nerfs et va se loger dans le cerveau et la moelle épinière. Puis, toujours via les nerfs, le virus peut infecter d'autres organes, tels que les glandes salivaires.

Enfin, il est intéressant de savoir qu'un animal infecté qui ne montre encore aucun symptôme de la maladie n'est pas pour autant sans danger. En effet, le virus est déjà présent dans la salive quelques jours avant l'arrivée des symptômes.

Symptômes de la maladie

La maladie se manifeste sous deux formes qui peuvent coexister : l'une agressive (fréquente chez le chat), l'autre paralytique.
Dans la forme « agressive », l'animal est victime de modifications de son comportement : il est nerveux, agressif, a tendance à mordre et présente une salivation excessive.
La deuxième forme se manifeste par une incoordination des mouvements, une paralysie des mâchoires et des membres qui évolue en paralysie complète. L'animal peut survivre à la maladie, mais le plus souvent l'issue est fatale.

Prévention

Etant donné la gravité de la maladie, sa contagiosité, et le risque de transmission à l'homme, il est important de faire vacciner ses chiens et chats contre la rage.
La vaccination se pratique dès l'âge de 12 semaines et confère une immunité de 1 ou 3 ans selon le vaccin utilisé. Il est utile de savoir que la période de validité du vaccin ne commence qu'un mois après son administration. La vaccination est obligatoire pour les animaux se rendant à l'étranger et ceux vivant en Belgique au sud du sillon Sambre et Meuse.
 

Rage, il faut rester vigilant

C'est une zoonose (maladie des animaux, transmissible à l'homme) mortelle, due à un virus présent dans la salive des animaux infectés. Celui-ci provoque une maladie infectieuse aiguë du système nerveux central. Si le virus de la rage a presque totalement disparu des pays occidentaux, il reste assez répandu dans les pays en développement, notamment en Asie.

Depuis 2001, la France est déclarée indemne de rage transmise par les carnassiers (chien, renard) mais la maladie continue de circuler chez les chauves-souris. La surveillance est donc maintenue car les chiroptérologues amateurs (chiroptère = chauve-souris) sont particulièrement exposés au risque de morsure. Il existe également un risque de rage chez le voyageur et l'expatrié, lié à des animaux rencontrés dans le pays d'accueil ou bien aux animaux domestiques du voyageur ou de l'expatrié lui-même. Enfin, l'importation illégale d'animaux en provenance de zones d'enzootie (zones concernées par la rage) fait courir un risque non seulement aux propriétaires d'animaux, mais aussi à toutes les personnes et animaux en contact.

Quelles sont les causes ?

Un virus à ARN, du genre Lyssavirus. La transmission se fait par morsure ou par léchage d'une plaie. Les animaux porteurs du virus sont en général des animaux sauvages (renards, chiens ou chats errant eux-mêmes mordus par des renards contaminés, chauves-souris). Le virus se fixe sur les cellules nerveuses cérébrales. L'incubation est de durée variable, de quelques jours à quelques mois. Sa durée dépend de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure et de la gravité de la plaie. L'incubation est d'autant plus courte que la morsure est rapprochée du système nerveux central et touche une zone riche en terminaisons nerveuses.

Conseils pratiques

  • Se méfier des animaux qui auraient un comportement inhabituel (en particulier, renard qui ne se sauverait pas à votre approche).
     
  • Eviter de se mettre en situation de se faire mordre. Etre très vigilant avec les enfants qui veulent naturellement jouer avec les animaux.
     
  • Eviter les marches de nuit, en cas de randonnée, en raison du risque de morsure par une chauve-souris contaminée.
     
  • Ne jamais toucher un animal sauvage malade ou mort.
     
  • Ne pas rapporter clandestinement en France des animaux non vaccinés.
     
  • Exiger la vaccination des animaux.
  • Quand consulter ?

  • Morsure ou léchage par un animal enragé ou suspect de rage.
     
  • Anxiété, maux de tête, fièvre, associés à des douleurs dans la zone de la plaie.
     
  • Difficultés pour avaler, avec parfois salivation abondante, spasme laryngé lors de l'ingestion de liquides ou à la simple vue de l'eau.
     
  • Trismus (impossibilité douloureuse d'ouvrir la bouche).
     
  • Troubles de l'humeur, anxiété, agitation, hallucinations.
     
  • Troubles respiratoires : ils apparaissent en l'absence de traitement.
     
  • Troubles de la conscience, convulsions, témoignant d'une encéphalite (inflammation du cerveau), aboutissant à un coma, phase ultime de la maladie.
  • Que se passe-t-il lors de l’examen ?

    Dans un laboratoire spécialisé, le virus est recherché par mise en culture à partir d'un prélèvement de salive, de liquide céphalo-rachidien ou d'une biopsie.

    Quel est le traitement ?

    Il faut vacciner en urgence avant l'apparition des signes cliniques, car une fois la maladie déclarée, elle est toujours mortelle.
    En cas de morsure ou de contact avec un animal suspect de rage, il faut immédiatement laver la peau ou la plaie soigneusement à l'eau et au savon de Marseille, puis désinfecter à l'eau de Javel diluée au 1/10° (laisser tremper pendant au moins 10 minutes). On évite de suturer la plaie dans un premier temps, mais on peut infiltrer les abords de la plaie avec du sérum antirabique.
    On effectuera la vaccination contre la rage le plus tôt possible dans un centre spécialisé :
     
  • en l'absence de vaccination antérieure ou si celle-ci remonte à plus de 3 ans, une vaccination curative sera entreprise, avec 4 injections à J0, J3, J14 et J30 avec un rappel à J90 ;
     
  • en cas de vaccination depuis plus d'un an et moins de trois ans, on procède à 3 injections à J0, J3 et J7 ;
     
  • si la personne a été vaccinée depuis moins d'un an, on peut se contenter de la mise en observation de l'animal.
    L'animal sera systématiquement surveillé pendant 15 jours et examiné par un vétérinaire à J0, J7 et J14.
    En cas de traitement trop tardif, il faut procéder à une réanimation cardio-respiratoire, malheureusement toujours inefficace.
    La rage est une maladie à déclaration obligatoire.
  • @ copyright  2010 Le gite Canin