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Aujourd’hui, vous avez
pris une grande décision : vous allez adopter un chien !
Mais… Vous ne savez
pas par où commencer :
Qu’est-ce qu’un
chien ?
Cette question peut
paraître ridicule mais elle est pourtant nécessaire, chaque personne a sa
façon de voir un chien et chaque définition est correcte pour l’être
humain unique.
Ainsi, un particulier
pourra répondre « un chien est une boule de poils avec un cœur », cette
personne a donc une relation affective avec son chien et aime le caresser.
Un scientifique
répondrait : « le chien est dénommé Canis familiaris et appartient à la
famille des canidés qui comprend 38 espèces dont le loup (canis lupus), le
coyote (canis latrans), le dingo (canis familiaris dingo) et bien d’autres
», le chien peut se reproduire avec ces espèces et donner une descendance
fertile, il faut savoir que des analyses ont démontré que l’ancêtre
principal, sinon unique, du chien est le loup.
Dans la définition du chien, nous allons retenir que le chien est un être
dépendant : il est incapable de subvenir seul à ses besoins (si ce ne sont
des cas de chiens retournés à l’état sauvage mais ce n’est pas celui qui
nous intéresse ici).
Cela fait 15000 ans
que le chien a été domestiqué et ils sont aujourd’hui transformés en êtres
familiers sociaux. Malgré qu’il en descende,
UN CHIEN N’EST PAS UN LOUP !
Malgré tout, le chien
a gardé sa capacité de chasse, sa capacité de mordre, de blesser… voir, de
tuer ! Il faut également savoir qu’un chien naît sans identité. Les
comportements du chien sont en effet très peu innés ; ils sont acquis.
Le chien se construit
jour après jour, dans votre foyer, et particulièrement au cours de
certaines périodes sensibles. Elle est donc bien révolue l’époque où l’on
pensait que les comportements du chien étaient héréditaires ! Bien
entendu, certaines races excellent dans leur domaine, en chasse au « nez
», en défense, en garde, en guidance des aveugles, etc.
C’est en 1934 que deux
scientifiques émirent l’hypothèse d’une hérédité de certains
comportements, cette hypothèse, le monde scientifique la juge absurde
aujourd’hui ! L’équation « un gène = un comportement » est incorrecte.
Par contre, certaines
caractéristiques comportementales ont une base génétique : dans les années
1940 et 1950, les scientifiques Scott et Fuller ont mis en évidence une
variabilité héréditaire du seuil d’activation du jeu de combat, des
aboiements et de l’agitation.
Mais ce ne sont pas ce
que l’on appelle « un comportement » proprement dit mais plutôt « un
tempérament », donc, l’équation « tempérament = hérédité » est correcte,
bien que proprement parlé ce tempérament peut être commun à plusieurs
races et le tempérament n’est pas construit complètement à la naissance du
chiot, l’impact de l’environnement sur le façonnement de la personnalité
de votre chien aura beaucoup plus d’incidences que sa génétique.
Pourquoi l’homme
est-il attaché au chien ?
En 15000 ans de
domestication, la réponse à cette question a évolué, du moins dans les
populations dans les pays développés. Au début, le chien était une aide
précieuse pour la chasse, il tenait chaud la nuit, il tenait les
campements propres en ingérant les déchets (ce fait est toujours présent
dans les tribus aborigènes qui se servent des dingos comme éboueurs),
c’était un gardien tenant à l’écart les prédateurs mais il était aussi une
source de viande dans les périodes de disette (et oui !) ! Aujourd’hui,
ces fonctions ont évolués grâce à la sélection de l’homme, les chiens se
sont spécialisés dans plusieurs domaines déterminant la base de la
classification de la
FCI :
1. Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses).
Domaines : Garde de troupeaux, garde, défense et compagnie.
2. Chiens de type Pinscher et Schnauzer, molossoïdes et chiens de bouvier
suisses. Domaines : Combat, défense, garde de troupeaux, secours aux
personnes égarées et compagnie.
3. Terriers. Domaines : chasse (débusquer dans les terriers) et compagnie.
4. Teckels. Domaines : chasse (courant ou débusquer dans les terriers) et
compagnie.
5. Chiens de type Spitz et de type primitif. Domaines : Garde, chasse,
tirer des charges ou des traîneaux et compagnie.
6. Chiens courants et chiens de recherche au sang. Domaines : chasse
(poursuite du gibier, empêcher la fuite du gibier, donner au chasseur la
possibilité d’abattre le gibier ou mise à mort du gibier) et compagnie.
7. Chiens d’arrêt. Domaine : chasse (arrêt et immobilité dés que le chien
sent l’odeur d’un gibier, montre au chasseur où se trouve le gibier) et
compagnie.
8. Chiens leveurs de gibier, rapporteurs et chiens d’eau. Domaines :
Chasse (suit le gibier et le rapporte, débusquer les gibiers sur terrain
accidenté ou dans l’eau) et compagnie.
9. Chiens d’agrément ou de compagnie. Domaines : compagnie.
10. Lévriers et races apparentées. Domaines : chasse (à la vue, ils ne se
guident pas avec leur flair mais avec leur vue) et compagnie.
Qu’ont en commun tous ces chiens ? Ils sont tous devenus des chiens de
compagnie ! Aujourd’hui, un foyer peut adopter un chien courant et de
recherche au sang, toutefois, il faudra prendre en compte « ses instincts
» qui lui resteront (adoptés un tel chien alors que l’on possède des
poules ou autres animaux domestiques demandera plus d’attention de votre
part ! Mais ce n’est en rien impossible).
Aujourd’hui, en effet, les raisons de l’adoption d’un chien sont très
diverses, on adopte un chien pour tenir compagnie, pour jouer, pour faire
du sport, pour travailler, pour combler un manque affectif, pour soigner
un humain en nécessité psychologique (autisme, handicap mental,…) ou
physique (handicap physique de psychomotricité, aveugle, …) , pour éduquer
les enfants à la responsabilité et aux choses de la vie (la vie, la mort,
le jeu, la maladie, la sexualité, etc.), pour des raisons culturelles ou
professionnelles, pour sauver un chien de la mort, etc. Savez-vous
pourquoi vous voulez adopter un chien ?
Par rapport à cette
question, vous pourrez trouver un chien correspondant à vos recherches.
Mais cela ne suffit
pas…
Il faut savoir aussi si ce chien s’adaptera :
- à votre mode de vie : Sédentarité ? Absence quotidienne du maître ? Etc.
- à votre personnalité : Vous êtes calme ? Patient ? Vous manquez
d’autorité ? Vous êtes sportif ? Etc.
- à votre environnement : Vous habitez une maison à la campagne, avec
jardin ou sans ? En ville ? En appartement ? Etc.
- à vos revenus : Saurez-vous lui offrir les soins vétérinaires
nécessaires (en sachant que certaines races ont certaines fragilités
médicales) ? Saurez-vous le nourrir une fois adulte ? Etc.
- à votre entourage : Vous avez des enfants en bas âge et certains de
leurs jeux turbulents (tirage de queue) irritent plus facilement certains
chiens ? Etc.
- et bien d’autres choses encore.
Bref ! Tout ce qui fait partie de votre quotidien fera partie du quotidien
de votre chien et il faut en étudier minutieusement ce qui pourrait poser
problème.
Avant d’acquérir un
chien :
Le chien est un animal
étroitement lié à la meute, désormais, vous (et/ou votre famille du même
domicile que le chien) allez remplacer cette meute ! C’est le concept de
la famille meute. Dans celle-ci, le chien devra pouvoir en distinguer :
- le chef de meute ou le dominant: celui qui sait tout, qui punit, qui
aime, qui nourrit, qui est juste et qu’on aime.
- Le(s) équilibré(s) : il est d’un niveau hiérarchique inférieur au
dominant et constitue une sorte de « classe moyenne » dans la meute.
- Le(s) soumis : il est le niveau hiérarchique le plus bas.
Vous remarquerez qu’il y a une classe dont on entend peu parler : le
niveau hiérarchique équilibré. C’est un nouveau concept dans la famille
meute possédant plusieurs animaux de races différentes et/ou en
interaction avec d’autre famille meute. Dans la meute de loups, il
n’existait que deux niveaux de hiérarchie : les dominants et les soumis.
De ce fait, les meutes différentes se querellaient : le soumis de la meute
A voulant, par exemple, posséder la femelle dominante de la meute B était
impitoyablement réprimander par le mâle de la meute B.
Le mâle dominant de la
meute A, voyant qu’un membre de son groupe se fait punir par un autre mâle
dominant, va intervenir et la meute A poursuivra la querelle…
Deux meutes entament
alors une vraie guerre ! C’est donc grâce à ce nouvel étage hiérarchique
que l’on peut éviter les querelles entre chiens ou avec d’autres espèces
d’animaux. En effet, remarquez que les anciens concepts de dominant soumis
dans l’interaction de plusieurs groupes de chiens menaient bien souvent au
conflit.
En bref,
- Les dominants sont les humains et le maître en constitue le chef de
meute : Alpha.
- Les équilibrés sont les chiens : Bêta.
- Les soumis sont les autres races d’animaux : Gamma.
Si, par exemple, votre chien était destiné à en rencontrer d’autres (dans
un club canin, en famille, voisinage, etc.), ils devront avoir
impérativement TOUS le même niveau hiérarchique équilibré. Ils seront
soumis aux humains mais en aucun cas le maître ne doit montrer sa
domination à son chien DEVANT D’AUTRES CHIENS affin de ne pas bouleversé
cette hiérarchie.
Il faut aussi prendre en compte que vous prenez un engagement qui durera
10 à 15 ans. Le record du monde étant actuellement un chien de 29 ans !
Chien de race ou bâtard ?
Comme je l’ai déjà
cité : chaque chien a son tempérament, tout comme l’homme ! Un bâtard
peut, tout autant qu’un chien de race, être gentil, courageux, peureux ou
désobéissant. Si vous vous procurez un chien de race, vous aurez
l’assurance de ses dispositions et son caractère correspondra dans
l’ensemble à ceux de la race en question. Vous serez aussi certain à quoi
ressemblera le chien une fois adulte ! Vos responsabilités seront de
toutes manières les mêmes dans les deux cas ! Pensez également à vous
renseigner pour un chien de refuge, ces chiens ont bien souvent besoin
d’un maître débordant d’affection et vous ferez non seulement une bonne
action mais rendrez un chien doublement heureux, du fait de leur ancienne
souffrance, de leur abandon,…
Chien de
race avec pedigree
Le pedigree est un document officiel reprenant
l’origine d’un chien de race (sa généalogie:
parents, grands parents…), son nom, son numéro d’identification
(tatouage ou puce électronique), sa
date de naissance… Il doit vous être remis à l’achat du chien si
les parents de ce dernier sont
inscrits dans le "livre des origines" du pays d’où il provient. En
effet, pour veiller au développement
harmonieux des races canines, de nombreux pays ont créé leur "livre des
origines", un arbre
généalogique de la race reprenant tous les chiens avec leur
descendance.
Mâle ou femelle ?
Un mâle a généralement
une personnalité plus affirmée qu’une femelle, il est donc aussi plus
difficile à dresser la plupart du temps. A l’âge adulte, il voudra marquer
de son urine plusieurs choses. S’il y a des femelles en chaleur dans les
environs, il sera agité, il pourrait alors tenter de s’enfuir, courir
après la chienne, gratter à la porte, etc. Il faut savoir en effet que la
société de meute est un système patriarcal !
Une femelle est habituellement plus calme et se laisse plus facilement
dominer mais elle est en chaleur deux fois par an. Son odeur attire les
mâles des environs, ils essaieront de pénétrer chez vous et peuvent aller
jusqu’à dormir devant votre porte ! En promenade, elle sera alors
importunée par des mâles.
Il faut que ce sexe colle à votre personnalité :
- Si vous êtes une personne peu autoritaire, optez pour une femelle.
- Si vous êtes assez autoritaire, optez pour un mâle.
NB : Auparavant, beaucoup de comportementalistes conseillaient qu’une
femme adopte une femelle et qu’un homme avec assez d’autorité adopte un
mâle. C’est assez absurde : une femme a souvent plus de subtilité qu’un
homme lorsqu’elle est autoritaire !
Choisir un chiot :
Beaucoup de gens
pensent que le meilleur moyen de choisir un chiot dans une portée est de
prendre celui qui vient vers la main tendue… c’est faux ! Lors de votre
adoption, vous pourrez déjà déterminer plusieurs choses dans son
comportement futur : sera-t-il peureux, équilibré, agressif, dépressif,
nerveux, hyperactif, etc. Sachez tout de fois que si votre chiot présente
de tels comportements de façon restreinte, il vous sera toujours possible
de le socialiser. Toutefois, il est préférable d’éviter certains
comportements futurs désagréables pour vous dés le départ : éviter de
prendre un chien hyperactif pour une personne âgée, un chien qui n’a aucun
autocontrôle et ne contrôle pas son mordant pour des enfants, un chien
craintif pour une grosse ville,…
L’âge : Rappelons
les étapes critiques :
- 6 semaines : sevrage => identification à l’espèce insuffisante.
- 8 semaines : propreté => reconnaissance des lieux d’élimination.
- 12 semaines : fin de la socialisation primaire à l’homme et aux autres
animaux.
- 10-14 semaines : fin de la période de régulation émotionnelle et
d’adaptation à l’environnement.
- 15 semaines : hiérarchisation entre chiots.
En sachant cela, le meilleur âge pour adopter sera entre 7 et 8 semaines.
Pourquoi ? Car il a acquis une identification à l’espèce ainsi que les
rituels de soumission, il a commencé son travail de hiérarchisation et de
détachement par rapport à sa mère. Il lui reste encore de 4 à 6 semaines
pour s’adapter au mieux à votre environnement.
Eviter d’adopter un chiot âge de moins de 6 semaines et au-dessus de 3
mois.
La santé : Le chiot
sera accompagnez du carnet de soins vétérinaires.
Attestation de vente ou certificat
d’adoption
Si vous souhaitez adopter un chien, il est
possible d’acheter l’animal auprès d’un éleveur, de l’adopter chez des
particuliers ou encore d’offrir une nouvelle vie à un abandonné se
trouvant dans un refuge. Dans tous les cas, vous devriez recevoir une
attestation de vente, ou un certificat d’adoption si le chien
provient d’un refuge. Ce document doit reprendre les coordonnées du
vendeur et de l’acheteur, le numéro d’identification du chien
ainsi qu’une garantie contre les vices rédhibitoires pouvant affecter
votre nouveau compagnon.
Carnet
de santé
Au moment de l’adoption de votre nouveau chien,
n’oubliez pas de demander son carnet de santé. Il s’agit en général d’un
passeport européen dans lequel sont consignés tous les soins reçus par
votre chien avant son adoption. Ainsi, dès l’âge de 8 semaines,
le chiot peut recevoir ses premiers vaccins, une seconde injection étant
nécessaire 3 à 4 semaines plus tard. S’il s’agit d’un chien
adulte, ses vaccins annuels doivent être en ordre au moment de
l’adoption. De plus, si le chien provient d’un pays étranger, il
doit avoir été vacciné contre la rage avant son départ. Enfin, le carnet
de santé doit mentionner les vermifuges reçus, le premier traitement
pouvant être administré dès l’âge de 1 mois.
Vérifiez dans ce
carnet :
- Première page : si la date de naissance est présente, si l’association
reconnaissant le pedigree est marqué (ECC, Saint-Hubert, etc.) et si le
numéro de tatouage ou l’étiquette code-barres de la puce est présente. Si
le chien a une puce, il vous sera remis un papier d’identification de la
micro ship. Si le chien est pédigrée, il vous sera remis un papier
concernant le club d’affiliation du pédigrée (ECC, Saint-Hubert) dûment
compléter du numéro d’identification du chien, du nom entier du chien, sa
race, sa couleur, son sexe, sa date de naissance, son manager, son
propriétaire ainsi que son arbre généalogique remontant jusqu’aux
grands-parents minimums, le cachet du club et du manager.
- Deuxième page :
cachet de l’éleveur avec adresses complètes.
- Page 5 (vaccinations
de base) : les deux premières cases doivent avoir été remplies et
comportent l’autocollant de la marque utilisée pour la vaccination. La
case des examens cliniques doit comporter des « N » à « cardiovasculaire
», « respiration », « peau » et « oculaire ».
- Page 6 : les deux
premières cases doivent comporter le cachet avec adresses complètes et la
signature du vétérinaire ayant procédé aux vaccinations et examens. La
case des remarques en examens cliniques doit comporter des « N » en «
génito-urinaire », « locomoteur » et « dentition ». S’il y a eut autres
examens, ceux-ci doivent être signalés par une date et par le cachet du
vétérinaire.
- Page 16 (Vermifuges)
: la première et/ou la deuxième case doivent être remplies avec la date du
vermifuge, le poids du chien et la marque du vermifuge utilisé.
Faites un test rapide vous-même :
- Les yeux : ils ne doivent pas être rouges et ne coulent pas
- les mâchoires : bonne coaptation des dents
- abdomen : pas de hernie à l’ombilic
- organes génitaux : présence des deux testicules chez le mâle
- organes urinaires : le gland du pénis doit être visible (sous peine de
phimosis) et le chiot ne laisse pas échapper des gouttes d’urine
involontairement
- vitalité : le chiot doit être plein de vie (sauf s’il vient de
s’éveiller ou de manger)
Enfin, un éleveur consciencieux vous remettra un papier en plus attestant
de la bonne santé de son chien. Si votre chiot présente l’une des 10
maladies graves voir mortelles citées sur le papier (carré, leptospirose,
hépatite, rage, etc.), vous avez le droit de le rapporter dans les 10
jours qui suivent l’adoption à l’éleveur et d’en exiger un autre ou de
vous faire rembourser !
Identification
Tous les chiens doivent être identifiés à
l’aide d’une puce électronique ou d’un tatouage. S’il
s’agit d’un chiot né chez vous, vous devez le faire identifier et
enregistrer avant l’âge de 4 mois. Si vous
faites l’acquisition d’un chien auprès d’un éleveur ou d’un
particulier, il doit préalablement
avoir été identifié et enregistré. En outre, les chiens, chats et
furets voyageant au sein de
l’Union européenne doivent obligatoirement être identifiés et posséder
un passeport européen.
Attention, dès le 3 juillet 2011, seule la puce électronique sera admise
comme moyen d’identification.
Donc,
dés l’acquisition, rendez-vous chez votre vétérinaire.
L’esthétique :
Vérifiez toujours si
les couleurs du chien vous plaisent, si plus tard, une fois adulte, il ne
sera pas trop grand, pas trop petit, etc. S’il va posséder de longs poils
ou des poils ras, etc. Il vous appartient de choisir entièrement, le coup
de cœur que vous aurez est bien entendu important !
Ce critère n’est toute
fois pas important : tous les chiots son beaux mais ils ne resteront pas
comme cela…
NB : Evitez les « modes » et les coups de cœur de vos enfants. Il y a
deux ans, lors de la sortie des « 102 dalmatiens », des centaines de
parents se rendirent chez des éleveurs et vendeurs de Dalmatiens affin
d’en adopter « un blanc, qui restera blanc » ! Ainsi, chaque année, une
race de chien est à la mode grâce aux films et aux médias :
- Mode « Rintintin » : Berger Allemand
- Mode « Lassie » : Colley (que beaucoup de gens donnent encore comme nom
de race un « Lassie » !)
- Mode « Baxter » : Bull terrier
- Mode « The Mask »: Terrier Jack Russel
- Mode “ Rex, Chien flic ” : Berger allemand
- Mode « Télé Z » : Basset Hound
- Mode « 101 Dalmatiens » : Dalmatien
- Mode « 102 dalmatiens » : Dalmatien “blanc” (n’existe pas! Cette race
naît sans taches puis elles apparaissent par après. Le chiot du film fut
maquillé pour masquer les taches !)
- Mode « Columbo » : Basset Hound
- Mode « 4 bassets pour un danois » : Grand Danois (ou Dogue Allemand) et
tous les Bassets
- Mode « La grande traversée » : Boxer et Golden Retriever
- Mode « Didier » : Golden Retriever
- Mode « chiens dits dangereux » : Adoption de chiens classés dangereux
par la presse pour épater les voisins, « Rottweiler », « Pitt Bull », «
Staffordshire Bull Terrier », « Bull Terrier », « American Staff », etc.
Ces années là, on observe un pic d’adoption sur les graphiques portant sur
une race en particulier. Ce genre d’attitude est tout de même très
irresponsable car en rien, un chien ne ressemblera à ce que vous avez vu
dans un film ou lu dans la presse!
Le comportement : Dés
votre visite chez l’éleveur, le vendeur ou le refuge, il est facile de
faire quelques tests de comportement pour voir si le chien vous
conviendra. Si vous êtes sportif et que vous avez l’intention de faire
beaucoup d’exercices avec votre chien, il faudra éviter les chiens
hypotoniques par exemple…
Bien entendu, ces
tests ne seront en rien définitifs, votre chiot évoluera en votre
compagnie, toutefois, il est préférable d’éviter les « risques » et de
devoir administrer alors une éducation beaucoup plus épuisante !
1. Test à l’approche :
Approchez-vous du chiot (ou de la portée en marchant), accroupissez-vous à
un mètre de lui et faites des appels à voix douce. Quel est le
comportement du chiot ?
- Il est prudent mais
assez curieux, il vient vers vous d’une posture assez indifférente, le
fouet (queue) est haut et remue : Il n’y a rien à signaler chez ce chiot !
Il convient à tout le monde, c’est un chien de compagnie parfait.
- Il vient directement vers vous, saute même sur vous, sa queue est haute
et frétillante et il a même tendance à vous mordiller les mains ou
chaussures : Ce chiot montrera plus tard à une tendance dominante. Ce
chiot ne conviendra qu’à une personne ayant assez d’autorité et comprenant
bien la hiérarchie canine afin de se faire respecter en temps que chef de
meute. Ce sera également un chien qui aura besoin d’exercices fréquents.
- Il court vers vous et empêche d’autres chiots de vous approcher : Ce
chiot sera associable avec d’autres chiens ! Ce chiot ne conviendra pas à
des personnes sans cesse entourée de chiens (voisinage, entourage, clubs,
etc.) mais conviendra comme chien de garde ou professionnel (maître-chien,
etc.)
- Il est craintif, il préfère rester à distance, si vous vous approchez
encore, il aura tendance à se mettre dans un coin, sa posture est basse,
sa queue également : Risque de phobies et d’anxiété. Ce chiot conviendra à
des personnes calmes et douces, pouvant faire preuve d’une grande patience
pour l’éducation afin de le désensibiliser. Il conviendra à des personnes
seules et aura besoin de peu d’exercices.
- Il réagit peu et semble complètement indifférent : Risque de dépression
et d’absence d’attachement. Ce chiot conviendra à des personnes calmes,
qui recherchent un chien pour l’affection. Il conviendra parfaitement pour
des personnes âgées pour autant qu’elles acceptent un chien calme mais un
peu distant…
- Il bouge sans cesse, il vient vers vous puis va ailleurs, il semble
infatigable : Chiot hyperactif. Ce chiot conviendra à des gens hyperactifs
: sportifs, grandes balades en forêt ou en campagne, clubs canins (agility,
etc.), possédant de préférence un grand jardin où le chien sera lâché sans
cesse.
2. Test sensoriel:
- Tact : Caressez et grattez le chiot, il devrait en éprouver du plaisir.
Pincez-lui la peau et regardez ses dents, il doit accepter cette
manipulation sans cri et sans agressivité.
- Audition : Agitez un trousseau de clefs ou claquez dans vos doigts, le
chiot devrait s’intéresser à ce bruit… S’il a une absence de réaction, le
chiot est peut être sourd ou désintéressé (ce qui marque une dépression).
S’il fuit, il a un problème d’hypersensibilité aux bruits, donc une
possibilité de phobie ou d’anxiété. Il sursaute puis explore : c’est une
réaction normale. L’absence de sursaut mais associée à une exploration
montre une forte tolérance au bruit (donc, c’est un chien qui conviendra
aux villes). Claquez une nouvelle fois votre main mais beaucoup plus fort
: le chien vient vers vous ? Il est intéressé mais non craintif ! Il se
méfie mais cette méfiance est suivie d’une curiosité ? C’est une réaction
normale. Il s’enfuit après avoir sursauté ? Ce chien risque de rester
craintif face aux bruits quotidiens urbains, un milieu calme à la campagne
lui conviendra mieux !
- Vue : Agitez un foulard de couleur vive : jaune, vert ou bleu (pas le
rouge ! Le chien est moins sensible à cette couleur !). Le mouvement doit
attirer l’attention du chiot s’il est équilibré.
3. Test d’autocontrôle :
La mère apprend à ses
chiots à se contrôler en les pinçant, en les mordants à la nuque, les
oreilles, la face, tout en se mettant au-dessus d’eux et en les forçant à
se coucher. Faites de même en le forçant à s’immobiliser et se coucher.
Comment réagit-il ?
- Il crie, il s’immobilise, il se couche et reste couché tant que vous le
tenez, lorsque vous le lâcher, il s’ébroue et court après vous quand vous
le lâchez : C’est la meilleure réaction, ce chiot se contrôle correctement
! Ce chiot convient à tous.
- Il crie, se couche, reste immobile mais ne court pas après vous
lorsqu’il est libéré : ce chiot est craintif par rapport aux
manipulations. Ce chiot ne conviendra pas à un foyer avec enfant…
- Il crie mais se débat, il ne veut pas se coucher, il essaie de mordre et
remue sans cesse : absence d’autocontrôle ! Il faudra lui apprendre à
respecter ce geste avant qu’il n’atteigne ses 3 mois !
- Il crie, il se débat, il veut mordre et d’ailleurs montre les dents, il
hurle, urine éventuellement, puis, une fois libéré, reste à distance…
Cette réaction est celle d’un chiot anxieux ou agressif (agressivité par
peur).
4. Test hiérarchique :
Mettez le chien en
position de soumission (couché sur le dos, maintenu par la peau de la
nuque, sans rien dire, sans le caresser, vous pouvez grogner comme le
ferait la mère). Comment le chiot réagit-il ?
- Il se débat, se
tend, puis accepte tout de même cette position : chiot équilibré.
Conviendra à une famille avec enfants.
- Il se débat, se
tend, il mord et n’accepte pas la position : chiot dominant. Il conviendra
à un maître strict et autoritaire.
- Il se laisse faire
tout à fait : chiot soumis. Il conviendra aux personnes âgées ou des
personnes qui recherchent une relation très affective avec leur compagnon.
- Il se débat, se
tortille, il mord, hurle, urine, défèque, les pupilles sont dilatées :
réaction de peur. Attention, futur chien anxieux et agressif…
Vous pouvez répéter ce test lors de son éducation : plus vous le
répéterez, plus le chiot vous fera confiance.
5. Test d’élévation :
Ce test permet de
tester la tolérance de votre chiot à une forme de manipulation mais en
rien elle n’est significative de son niveau hiérarchique. Vous soulevez
donc le chiot du sol, dans vos mains, dans vos bras :
- Il accepte en se
laissant aller : il accepte les manipulations. Ce chien conviendra aux
enfants.
- Il se débat, se tend
puis se laisse aller : réaction normale.
- Il se débat et
n’arrête pas, mais ne présente aucune agressivité : ce chiot n’a pas
encore une connaissance de l’autocontrôle, il pourra encore l’apprendre
avec vous avant ses 3 mois !
- Il se débat
violemment et veut mordre, il hurle, sa réaction s’amplifie si vous le
maintenez : chiot intolérant, réaction de crainte ou de peur. Ne prenez
pas ce chiot si vous possédez des enfants.
6. Test de mordant :
Prenez une corde à
nœud ou un chiffon, agitez-le devant le chiot jusqu’à ce qu’il tienne
l’objet en gueule et tire…
- Il tire directement,
il grogne méchamment, retrousse les babines, a une queue raide et refuse
de lâcher : Ce chiot a trop d’ardeur à mordre, il ne sera pas compatible
pour un bon chien de famille. Il ne conviendra qu’à des professionnels ou
pour un chien de travail.
- Il tire, grogne,
sans retrousser les babines, il agite la queue, puis le jeu l’ennuie, il
s’en désintéresse ou accepte que vous repreniez le jouet : bonne réaction
pour un chien de famille.
- Il renifle puis
s’éloigne, complètement indifférent : compagnon idéal pour les personnes
âgées.
7. Test d’isolement :
Isoler le chiot dans
une pièce inconnue de lui avec vos proches et vous-même.
- Il se retire dans un
coin, se couche, indifférent : absence d’attachement, dépression.
- Il miaule, pleure,
jappe et ne s’occupe pas de vous. Si vous parvenez à l’apaiser, ce chien
s’attachera à vous dans le futur.
- Il jappe, aboie,
hurle à la mort et fuit votre contact. Il a encore des problèmes de
socialisation. Il pourra éventuellement s’attacher à vous mais pas à
l’ensemble de votre famille…
8. Test de rapport d’objet :
Bien entendu, votre
chiot n’est pas encore éduqué mais il a normalement acquis une certaine
curiosité pour les objets lancés. Attirez son attention avec un jeu et
lancez-le à 2 ou 3 mètres de lui, que fait-il ?
- Il va vers l’objet,
le prend en gueule et revient vers vous à votre appel avec l’objet en
gueule : C’est une réaction nettement espérée pour un chien obéissant.
- Il va vers l’objet,
le prend en gueule mais l’abandonne : C’est en généralité ce qui fait un
chien ! Ce chien sera obéissant lui aussi.
- Il va vers l’objet
mais ne le prend pas en gueule (il abandonne même sa course avant d’avoir
atteint le jouet !) : Ce chiot peut devenir obéissant mais il faudra
certainement un peu plus de patience !
- Il s’en fout
complètement : Ce chiot sera moins performant en obéissance.
L’achat du chiot :
Enfin, vous vous êtes
décidé pour un chiot mais il vous reste encore quelques questions : De
quoi aura-t-il besoin ? A quoi faudra-t-il faire attention ? Comment
vais-je l’éduquer ? Quel sera mon rôle exact et celui de ma famille ?
Préparation de
l’environnement :
Premièrement, il
faut que votre chien possède son espace :
- Un espace « dortoir » : Choisissez un panier en fonction de sa taille
adulte :
· Petit chien: un
panier entre 40 et 55 cm.
· Chien moyen : un
panier entre 55 et 80 cm.
· Grand chien : un
panier entre 80 et 120 cm.
· Géant (Dogue
allemand, Saint-bernard) : Faites-les dormir sur un cousin ou une
couverture pliée en 4 (assez large) relevé d’une vingtaine de centimètres
du sol.
Evitez les paniers en osier ! En effet, ses paniers, s’ils sont
décoratifs, ne conviennent pas aux chiots qui peuvent les détruire et se
caler des morceaux d’osier dans le palais.
L’espace dortoir ne sera jamais placé en hauteur – sauf une hauteur de 20
cm pour les races « géantes » car leur croissance rapide demande de
l’attention - (sur un pallier, le chien ne dormira pas sur les lits, ni
sur les divans, sofas et canapés, etc.) qui tendent à donner une place
dominante au chien.
L’espace dortoir ne sera jamais placé dans une pièce de passage humain
fréquent (cuisine, salon, salle de bain, hall, chambre, corridor, etc.).
Préférez la pièce où il y a le moins de passage humain, tant qu’elle est
chauffée en période de refroidissement (buanderie, garage, niche, etc.).
N’oubliez pas non plus d’acheter un coussin qui s’encastre parfaitement
dans le panier mais retirez-le dés que votre chiot est réveillé car ces
coussins sont remplis de petits morceaux de mousse et les chiots aiment
souvent les vider… Donc, préférez les bons marchés qui sont de même
qualité mais qui vous évitera de grosses dépenses!
- Un espace « toilette » entre les promenades : si votre chien est sans
cesse à l’extérieur, c’est ce qu’il y a de mieux ! Il pourra ainsi sortir
et entrer à son grès affin de faire ses besoins. S’il est à l’intérieur,
il faudra alors lui apprendre à utiliser son espace toilette (voir «
propreté » dans les rôles du maître).
- Un espace « jeux » avec partie verte ou à l’intérieur : Evitez le béton
qui peut provoquer des calvities. Achetez-lui des jeux (deux ou trois)
différents ! Un chien s’attache généralement à une sorte de jeu : une
balle ou une figurine (faux poulet, faux os, etc.) en plastique incassable
qui sera votre jeu personnel à tous les deux (vous vous en servirez pour
jouer ensemble) ; un jeu « bruyant » affin d’augmenter sa socialisation au
bruit (hérisson à siffleur, balles à clochettes, etc.) –ATTENTION ! Bien
que ce soient des jeux éducatifs, ce sont généralement des jeux en
plastique mou qui dés la crevaison peuvent libérer le siffleur, dés qu’ils
sont crevés, jetez-les affin d’éviter l’avalage du siffleur ou de la
clochette !- Enfin, un jeu temporaire, mais à remplacer dés qu’ils sont
avalés ou sales, pour les dents (Ces derniers vous épargneront des
dépenses inutiles en détartrage chez votre vétérinaire !): commencez par
le plus petit os en peau de buffle (imitation de chaussure), puis vous
passerez à des os de plus en plus gros, vous pouvez également donner des
oreilles de cochon, des os non cassants (évitez l’os de côte de porc et de
rôti de porc et de volaille qui peuvent provoquer des perforations de
l’œsophage), du nerf de bœuf, de la peau de buffle aromatisé (à la sauce,
aux légumes, etc.) en forme d’os ou de baguettes (dans ce cas, ils peuvent
servir de récompense), des os de bouillon (gros os à moelle) cru du
boucher ou après avoir été cuit dans votre potage ! L’avantage des os en
peau de buffle est qu’ils se dissolvent dés le contact de la salive et ne
présentent donc aucun danger. Pensez quelques fois à leur donner des os
qui enlèvent le tartre. Astuce : Si votre chien détruit au fur et à mesure
des jeux qui peuvent coûter relativement chers, vous pouvez également lui
donner une bouteille en pvc vide et fermé (Coca, eau, fanta), si votre
chien est plus petit, vous pouvez l’écraser puis la fermer: succès garanti
à bas prix ! Evitez les balles de tennis dont les chiens arrachent et
mangent la peau qui est gorgée de produits chimiques.
- Un espace « réfectoire » : Prévoyez deux gamelles en inox (pas de
plastique) de la taille que fera votre chien une fois adulte :
· Petit chien : de 40 à 50 cl de capacité
· Chien moyen : de 50 cl à 1 litre de capacité
· Grand chien : de 1 à 2 litres de capacité
· Géant : plus de 2 litres
De cette façon, il vous sera impossible de donner trop à manger à votre
chien !
Deuxièmement, votre chien devra également posséder :
- Un collier
- Une laisse (enrouleuse de 6 mètres de préférence pour le laisser courir
et lui apprendre le rappel)
- Une brosse de toilettage double face (face métallique et face molle)
- Un coupe-ongles canin
- Un shampoing spécial pour chien ou chiot : ces shampoings évitent
d’enlever excessivement une couche indispensable de sébum du pelage de
votre chien ! Les shampoings humains sont trop abrasifs.
- Un collier antiparasite de 6 mois de durée entre le mois de mai et
octobre. A renouveler chaque année.
- Un nettoyant pour oreilles ou un lait démaquillant doux sans alcool. Des
cotons tiges et des gommettes d’ouate.
Voilà ! Tout est prêt pour son arrivée !
Les besoins de votre chiot ou chien :
La nourriture :
N’oubliez pas de demander à l’éleveur ce qu’il donnait à manger au chiot,
de cette façon, vous pourrez l’habitué à un autre repas petit à petit en
évitant les dysenteries des premiers jours. Une dysenterie durant trois
jours dés l’adoption est tout à fait normale : elle est liée au stress du
nouvel environnement, si elle persiste, consultez toujours votre
vétérinaire. Le chien recevra, à l’âge adulte 1 ou 2 repas par jour, mais
les premiers jours d’adoption, votre chiot reçoit certainement 5 repas par
jour… En voici les étapes, ce que vous donnerez à manger :
- Entre 7 semaines et 3 mois : 5 repas par jour.
- Entre 3 et 5 mois : 4 repas par jour.
- Entre 5 et 9 mois : 3 repas par jour.
- Entre 9 mois et 1 an: 2 repas par jour.
- 1 an et plus : 1 ou 2 repas par jour.
- Chien de 10 kilos :
650 grammes de nourriture
- Chien de 20 kilos :
1 kilo de nourriture
- Chien de 50 kilos: 2
kilos de nourriture
ATTENTION: Malgré cette formule standard, les calories varient d’une race
à l’autre !
On sait que le chien est un carnivore mais…
SON REGIME N’EST PAS
FAIT EXCLUSIVEMENT DE VIANDE ! Le chien doit recevoir une alimentation
variée comprenant des lipides, des glucides et des protéines ainsi que des
vitamines et oligo-éléments.
Une ration alimentaire
équilibrée pour un chien est constituée de:
- 1/3 de protéines animales.
- 2/3 de protéines végétales.
- La viande : Les jeunes chiens, pour leur croissance, ont besoin d’une
viande moins grasse mais plus riches en vitamines : les volailles et le
bœuf. Le poisson est également bon mais ne constituera qu’un complément
car sa chair n’est pas d’une grande valeur nutritive et à condition
d’éviter le poisson d’eau douce et le hareng (qui contiennent de
l’anti-vitamine B et peuvent donc provoquer divers troubles). La viande
sera de préférence crue (la cuisson modifiant les protéines et détruisant
60 % de la vitamine B) ou cuite si votre vétérinaire vous a fournit un pot
de vitamines à rajouter à la ration alimentaire de votre chien. Elle sera
coupée en petits morceaux puis en gros cubes quand le chien prendra de
l’âge. Les viandes industrielles sont étudiées également.
Ses boîtes varient de 400 grammes à 1kg 200. Elles profitent de certaines
mentions qu’il faudra reconnaître :
- « junior » : Pour jeune chien de 7 semaines à 1 an
- « adult » : Pour chien adulte de 1 an à 7 ans.
- « senior » : Pour chien âgé de 7 ans et plus.
- « light » : Pour chien ayant des problèmes d’obésité ou de diabète.
- « scientist » : Pour chien à digestion difficile.
ATTENTION : Ces boîtes ne constituent en rien un repas complet, elles
seront mélangées aux autres besoins du chien. Malgré qu’elles apportent
des légumes, elles en manquent tout de même trop !
Si ces mentions sont plus ou moins correctes, elles ne le sont pas pour
tous les chiens : si vous considérez que votre chien est encore plein de
vie alors qu’il a plus de 7 ans, il est inutile alors de lui prendre des
boîtes seniors qui pourraient provoquées des carences. Préférez alors ces
boîtes à partir du moment où votre chien devient plus calme. C’est souvent
le cas du boxer qui garde une agilité et une endurance jusqu’un âge très
avancé. Toutefois, ne prenez plus de « junior » après l’âge d’1 an de
votre chien !
ASTUCE :
vous pouvez rajouter à
la ration des jeunes chiens, de l’œuf cuit mollet dont l’avidine (protéine
de l’œuf) fixe la vitamine H ou B6.
Le lait et les produits laitiers : Sources de vitamines et
d’oligo-éléments. Ils peuvent être rajouté à la ration du chien et du
chiot mais en quantité LIMITEE : un petit morceau de fromage ou un petit
peu de lait (10 cl maximum). Ne jamais donnez de lait comme boisson
principale!
Matière grasse (beurre, gras, margarine) : constitue 5% de la ration du
chien.
Légumes et protéines végétales : La ration de viande de votre chien sera
mélangée à des flocons d’avoines, du riz cuit ou des pâtes cuites. Le riz
est facile à digérer (à donner lorsque votre chien a une digestion plus
difficile, en période de maladie), les pâtes sont riches (à donner lorsque
votre chien doit prendre un peu de poids) mais les flocons d’avoines
restent une très bonne source de protéines végétales, de phosphore et de
vitamine E, meilleure que le riz et les pâtes ! Elles sont, par ailleurs,
en vente en supermarché. Vous pouvez ajouter un peu de farine de soja ou
des germes de soja à la ration alimentaire de votre chien. Les légumes
seront râpés ou en purée et représenteront 1/3 de la ration alimentaire.
Enfin, les chiens aiment les fruits et on l’oublie assez souvent : vous
pouvez en donner en très petites quantités comme récompense car de grosses
quantités peuvent provoquer des troubles digestifs.
N’oubliez pas de rajoutez du sel de cuisine si vous cuisez vous-même la
viande de votre chien mais n’en rajoutez pas dans les boîtes industrielles
ni sur la viande crue !
A ne pas donner à votre chien : Pomme de terre, rhubarbe, tomate, fruits
acides (ananas et agrumes), échalote et oignon.
Il existe également des nourritures industrielles complètes de qualité
sous forme de mélange granulés + féculent + légumes (royal canin) ou
granulés compressés.
Enfin, il existe également une nourriture complète sous forme de « rond de
viande rougeâtre», celle-ci est trop riche en légumes et pauvres en viande
et provoquent malheureusement des dysenteries malgré que les chiens
l’apprécient : à donner avec modération.
N’OUBLIEZ JAMAIS DE LAISSER UNE GAMELLE D’EAU
FRAICHE EN PERMANENCE A VOTRE CHIOT ET/OU CHIEN !
Les soins : Votre
vétérinaire sera votre meilleur soutien et le meilleur conseiller pour
ceux-ci, ne l’oubliez jamais ! En cas de malaise chez votre chien, vous
devrez vous rendre directement chez votre vétérinaire.
Mais voici toutefois
des données et des soins que vous pourrez faire vous-même :
- Température (doit être prise à l’anus) : 38-39°c Excepté les
chiens nus : 42°c
- Pouls/minute :
· Chiot jusqu’1 an : 110-120
· Adulte : 90-100
· Vieux chien (à partir de 7 ans) : 70-80
- Fréquence respiratoire/ml :
· chiot : 18-20
· adulte : 16-18
· Vieux chien : 14-18
Le toilettage : Un chiot ne prend pas de bain ! Un chien adulte peut en
prendre 3 x/année maximum.
Pour le brossage :
- Chien à poil ras : de temps en temps
- Chien à poil long : Deux fois par semaine minimum, faire un brossage et
démêlez ! N’arrachez jamais le poil. Demandez conseil à un toiletteur.
- Chien à poil dur : stripping (épilation) et Trimming (. Demandez conseil
à un toiletteur.
Le nettoyage des oreilles : Prenez un produit nettoyant pour oreilles ou
du lait démaquillant doux sans alcool. Imbibez légèrement une gommette de
démaquillage en ouate, le produit doit s’en imprégner et la gommette ne
présentera pas un liquide qui coule (imbibez correctement en pliant en
deux la gommette et en tapotant !). D’une main redressez correctement
l’oreille du chien, et faite pénétrez la gommette à l’aide de votre
auriculaire jusque 3 à 4 centimètres d’entrée en le tournoyant (n’allez
pas tout de même aussi loin si vous n’êtes pas rassurez !). Ressortez la
gommette (elle est bien brune !), renouvelez l’opération jusqu’au moment
où la nouvelle gommette utilisée est quasi-propre en ressortant de
l’oreille de votre chien. Prenez une nouvelle gommette sèche et refaite de
même pour enlever l’excédent de produit qui pourrait déranger votre chien.
Maintenant, avec un coton tige, nettoyez soigneusement tous les plis à
l’entrée du conduit auditif. Faites de même pour la deuxième oreille. Pour
les races à longues oreilles et allant dans l’eau, il faut un nettoyage
auriculaire hebdomadaire, exception faites pour le basset Hound (tous les
deux jours !). Les races à oreilles courtes : 1 nettoyage mensuel.
Coupe des ongles : Les ongles seront coupés dés qu’ils feront du bruit sur
une surface dure ! Ils seront coupés à l’aide d’un coupe-ongles adapté aux
chiens : Appuyez, de votre index et votre pouce, sur le coussinet et la
bosse supérieure (phalange) derrière l’ongle, de la patte de votre chien,
l’ongle ressort légèrement. Coupez en regardant par le dessous de la patte
: sous la partie inférieure de l’ongle de votre chien, il y a un
renfoncement de l’ongle en forme de triangle : NE DEPASSEZ JAMAIS CETTE
LIMITE ! Ce triangle représente la vascularisation de l’ongle de votre
chien (les vaisseaux sanguins). En cas de saignements, mettez de l’isobétadine
ou un mercurochrome pour enfant (sans alcool).
Avant l’hiver : Recoupez à l’aide d’un ciseau les excédents de poils entre
les coussinets du chien. Ses poils peuvent recueillir des morceaux de
glace qui peuvent blesser les coussinets.
Au printemps : Mettez un collier antiparasite à votre chien car la saison
des tiques, puces, teignes et autres bestioles sympathiques recommence !
Si, malgré tout, votre chien a une tique (cela ressemble à une
protubérance ovale passant de la couleur noire –1mm à peine- à rouge
orangée –vers 3 mm- à la couleur grise – de 3 mm à plus de 1 cm-, elles
atteignent généralement 1 cm puis tombent, elles sont porteuses de
diverses maladies pour le chien ainsi que pour l’homme), ne l’enlevez pas
de vos ongles directement, prenez un morceau d’ouate imbibé d’éther et
tamponnez à l’endroit où elle s’est accrochée, laissez agir l’éther 2
minutes, prenez une pince à épiler et tirer d’un coup sec (attention de ne
pas serrez trop fort l’abdomen de la tique car elle risque d’éclater et de
déverser tout le sang sucer, mais la tête sera toujours dans le corps de
votre compagnon…) : vérifiez bien si vous avez eut la tête (une petite
pointe noire entre les pattes visibles à l’œil nu, pour les personnes
ayant une bonne vue, ou à la loupe si nécessaire), si tel n’est pas le
cas, remettez de l’éther à l’endroit où la tête se trouve toujours ! Dés
que la tique est enlevée, brûlez-la ou faites-la passer par le siphon d’un
évier !
Ecrasez ou jetez par
terre ne sert strictement à rien car la tique vivra toujours (même avec
l’abdomen éclaté) et remontera sur le pelage de votre chien ! Après
l’extraction de la tique, imbibez sur l’endroit où elle était avec un peu
d’isobétadine affin d’éviter les infections. Pour les puces, achetez un
vaporisateur chez votre pharmacien et traitez votre chien ainsi que son
coussin, les tapis, etc.
ASTUCE :
Pour éloigner les
parasites de l’endroit où dort votre chien, vous pouvez faire brûler dans
la pièce de l’ail. Vous pouvez également traiter votre chien, les tapis et
les coussins avec de la poudre de pyrèthre (mais attention s’il est
inoffensif pour les animaux à sang chaud, ce produit est toxique pour les
animaux à sang froid !) |