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Ne riez pas... il peut arriver que nos toutous, qui ne comprennent pas bien notre monde trop "humain", réagissent comme une personne anxieuse, dépressive,... Ce phénomène de stress est bien connu chez les humains aujourd'hui et il fait partie intégrante de notre monde moderne. Mais chez le chien, ce phénomène est aussi présent... Mettez-vous seulement à sa place... Imaginez-vous au milieu d'individus totalement différents, morphologiquement et de caractère (et donc de morale!)... Croyez-vous que vous tiendrez le coup? Tout en sachant que vous ne comprenez que très peu le langage de ces individus et que vous ne pouvez vous exprimer comme vous le souhaitez... Par peur de défier leur logique ou même, comportement typiquement humain, de décevoir la personne supérieure de la hiérarchie... Pourtant, on s'attache à dire que le chien est le meilleur ami de l'homme, je ne défierais pas ce dire puisqu'il est plus facile de parler à une personne qui, elle, ne répond pas et donc, ne nous contredira pas! Pour le chien, vous n'êtes pas un ami, mais un supérieur hiérarchique... Bien que dans sa conception de "supérieur" soit totalement différente de la nôtre sur un point: pour le chien, ce supérieur est celui qui aime, et que l'on aime, et qui montre sa tendresse comme son mécontentement! Chez nous, le supérieur est celui à qui nous devons obéir par respect ou logique, un point c'est tout!

1. Ce qui mène vers l'anxiété:

Il existe divers exemples qui mène vers l'anxiété chez le chien et il suffit de peu pour rendre un animal anxieux: coup de tonnerre, pétards, peur d'un passant, examen chez un vétérinaire, internement dans une SPA, isolement, retour de vacances,...
Les chiens réagissent à ce stress par différents moyens: Fuite, tremblement, ronger des ongles, tourner en rond, se figer, regarde inquiet, attaque, se raidir, grognement, urine, vidage des glandes anales, morsure, aboiement, hurlement, destruction, souillure, refus de nourriture, tristesse,...
Ces exemples montrent une réaction à un stress à un environnement perturbant pour le chien. Certains changeront de comportements, d'autres présenteront des problèmes physiques. Ces chiens-là souffrent de craintes, de peur, d'anxiété, de phobie...

La crainte: Un chien qui réagit par crainte adopte une réaction émotionnelle modérée et une réaction comportementale adaptive et efficace: Fuite, évitement, intimidation, ... En fait, le chien craintif fuit et évite le stimuli qui le rend ou l'a déjà rendu nerveux et qu'il croit être dangereux. L'échappement lui permet de conserver un certain équilibre émotionnel. Sa réaction est donc efficace et lui évite une souffrance psychique. Il n'y a donc aucune séquelle à ce genre de réaction. Malgré que le chien se bloque contre ce stimuli, cela n'influence pas ses facultés d'apprentissage. Ce stimuli peut être de différente nature: bruit, personne, voiture, chat, etc.

La peur: Suite à une situation de détresse (agression sans la possibilité de réaction comportementale efficace), le chien présente une réaction organique et, soit un inhibition accompagnée d'activités substitutives, soit une réaction critique (agressivité par peur)... Etant donné que le chien ne sait pas échapper à cette agression, il choisira d'autres réactions comportementales:

- Inhibition: le chien fait le mort... Il adopte une posture de soumission... Une inhibition, par peur peut-être, telle que le chien acceptera sans contrainte les positions auxquelles on le force (catalepsie). Certains cas peuvent devenir graves au point de simuler réellement une paralysie ou une perte de sensibilité lors de l'étude des réflexes neurologiques.
L'inhibition motrice s'accompagne, elle, d'autres comportement: prise d'aliments, de boisson, toilette du poil... Ceci peut provoquer des anorexies (arrêt alimentaire), des adipsies (arrêt de boire) et l'absence du comportement de toilette conduit à des problèmes de peau.

- Activités substitutives (ou de déplacements): elles apparaissent lors de conflit, de stress ou de frustration. Les plus fréquentes sont: la polyphagie (augmentation de l'appétit) conduisant à l'obésité, la polydipsie (augmentation de la soif) ou potomanie et les lésions cutanées lors de léchages exagérés avec rongement des ongles (onychophagie) et léchage du pelage (trichotillomanie). Grâce à ses activités, le chien s'évite de souffrir!

- L'agressivité par peur: c'est le cas du chien qui ne peut pas fuir devant une agression réelle ou imaginaire. Dans ce cas, le problème est d'ordre psychiatrique.

- Phobie: c'est une réaction de peur face à un stimuli qui n'est pas en elle-même une agression. Dans le développement des phobies, un des grands responsables est le manque de socialisation et d'habituation sensorielle du chien lors de la période critique de 3 semaines à 3 mois. L'autre élément responsable est l'apprentissage à partir d'un stress initial. La phobie s'accompagne de toutes les réactions comportementales et physiques de la peur.

2. Les anxiétés les plus courantes:

Les peurs et phobie du bruit (orage, feux d'artifice, pétard, coups de feu, ...)
Le chien réagira de différentes façons: aboiements, fuite vers un endroit où le bruit s'entend moins, ...
La technique thérapeutique conseillée est une désensibilisation, il existe deux méthodes:
(1) On habitue le chien à des bruits d'intensité croissante (grâce à un magnétophone par exemple) et pendant qu'il prête une attention particulière à autre chose que ce bruit: repas, jeu, etc. Dés que le chien réagit par peur, on diminue le son et augmente progressivement jusqu'à ce que le son soit d'intensité égale au stimuli.
(2) On diminue la sensibilité acoustique du chien par des médicaments spécifiques. On réduit les doses jusqu'à ce que le chien ne présente plus aucune peur au bruit stressant.

Anorexie mentale ou psychogène
Elle est souvent due au retour de vacances et de cette perte d'un climat réjouissant ou des changements dans la famille (décès, naissance). Elle s'apparente à une dépression réactionnelle. Inhibition de la locomotion et de l'appétit (anorexie), il existe parfois d'autres réactions comme le léchage des pattes et le rongement des ongles.

Anxiété de dé ritualisation
Un chien s'accoutume à un certain climat, celui de son maître. Ici, nous parlons du placement dans une SPA ou du changement de maître. Il peut se développer (en fait, dans les 2/3 des cas, ce qui est relativement élevé) une anxiété intermittente avec le plus souvent une agressivité par peur, l'anxiété s'accompagnant d'inhibition. Il faut donc, ici, tenter de récupérer les anciens rituels ou en installer de nouveaux.

La dépression d'involution du chien âgé

 La dépression d'involution du vieux chien est un trouble du comportement qui est de plus en plus souvent rencontré, au fur et à mesure que l'espérance de vie des chiens s'accroît. Elle affecte surtout les chiennes âgées de plus de 7 ans. Elle peut être dû à un vieillissement cérébral, à une affection endocrinienne, ou au développement d'une tumeur cérébrale. Cette dépression peut être également dû à l'évolution d'un état anxieux non traité.

Elle se manifeste par une dépression chronique. Le chien se tient à l'écart du groupe, il ne répond plus aux ordres, il dort moins et fait ses besoins n'importe où. Il peut également gémir très fréquemment, déambuler en traînant les pattes, se lécher continuellement, s'attaquer aux meubles en l'absence de ses maîtres, ou présenter un hyper attachement.

Sans traitement, la dépression d'involution s'aggrave. Le chien dort de moins en moins et la malpropreté empire. Habituellement, les propriétaires demandent l'euthanasie de leur compagnon après quelques mois. Lors de l'instauration d'un traitement, le pronostic est bon, mais les propriétaires doivent être patients avant que les signes régressent.

Le vétérinaire pourra réaliser des examens complémentaires afin d'éliminer les causes organiques.
D'autre part, au cours de la consultation de comportement, il orientera ses questions afin de faire un diagnostic différentiel avec d'autres troubles comportementaux.

Le traitement est à la fois chimique et comportemental.
Le vétérinaire pourra prescrire des médicaments, mais l'amélioration des symptômes nécessite quelques semaines et les propriétaires peuvent perdre patience.
Le traitement comportemental doit permettre au chien de reprendre contact avec ses maîtres.

 

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