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Pesée :

  • On commence par peser précisément votre animal.
  • Le poids exact permet de doser précisément tous les médicaments et anesthésiques qu'il recevra.
  • Un poids trop élevé ou un amaigrissement anormal peuvent amener vers des examens complémentaires pour en comprendre les raisons.
  • l'anesthésie sera ainsi orientée vers des protocoles adaptés à ces facteurs de risque

    Examen général et évaluation de l'état de santé de votre animal :
     

  • le chirurgien discute avec vous de ses éventuels antécédents médicaux et de son état de santé global tel que vous le percevez.
  • Un examen général complet est ensuite réalisé.
    Il permet de détecter une éventuelle pathologie et ainsi d'évaluer objectivement le risque de l'anesthésie.
  • Selon le résultat de ce premier examen, il peur être amené à envisager des examens plus poussés tels qu'un bilan sanguin ou une échographie.

    Auscultation cardiaque :
     

  • L'auscultation du cœur, très importante, permet de détecter un éventuel souffle, signe de pathologie cardiaque.
  • En cas de souffle, il peut être important d'en diagnostiquer la provenance exacte et d'évaluer la gravité de la maladie.
  • Les renseignements fournis nous orientent alors vers un protocole adapté à ces pathologies.
  • L'évaluation de la gravité de la maladie permet également d'analyser le rapport entre le bénéfice de l'intervention et le risque de l'anesthésie.

    Pose d'un cathéter intraveineux :
     

  • La mise en place d'une voie d'accès veineuse permet tout d'abord d'injecter directement dans le sang un calmant a effet rapide.
  • Cette voie d'accès permet par la suite d'injecter certains médicaments tels que des antidouleurs ou de contrôler rapidement via d'autres substances toute situation d'urgence.
  • Le chirurgien peut enfin administrer en perfusion du sérum physiologique (ou d'autres fluides) permettant d'hydrater correctement votre animal et de contrôler sa tension en cas de forte hémorragie.

    Tranquillisation :
     

  • L'injection d'un tranquillisant intraveineux permet de calmer rapidement et confortablement votre animal.
  • La tranquillisation permet alors de réaliser les soins (tonte, désinfection, injections de divers médicaments,...) ou examens préopératoires (radiographies,...) avec un minimum de stress et dans de bonnes conditions médicales.
  • La tranquillisation permet par la suite de réduire les doses d'anesthésiques en optimisant leurs action tout en minimisant leurs effets secondaires.

    Induction :
     

  • L'induction est le moment où votre animal est véritablement "endormi".
  • L'induction s'effectue par l'injection dans le cathéter d'un anesthésique à courte durée d'action, ou bien par la respiration dans un masque d'un mélange d'oxygène et de gaz anesthésique volatile (Isoflurane, gaz le plus sûr en médecine vétérinaire).
  • Une fois l'animal endormi, une sonde (tube) est placé dans sa trachée afin de contrôler strictement tous les gaz inspirés ou expirés durant l'anesthésie.

    Maintenance :
     

  • Phase d'anesthésie durant laquelle la chirurgie est réalisée.
  • Elle s'effectue par respiration de gaz anesthésiants (isoflurane) précisément dosés ou par injection d'anesthésiques à action longue.
  • Tous les paramètres de cette phase sont strictement contrôlés par monitoring.

     

    Gestion de la douleur :
     

  • Un soin particulier est attaché à ce que la douleur soit contrôlée efficacement et systématiquement.
  • On utilise pour cela des médicaments antidouleurs non-stéroïdiens (AINS) ainsi que des dérivés de la morphine (buprénorphine, 60 x plus puissante que la morphine).
  • Une analgésie péridurale supplémentaire est effectuée dès qu'il s'agit d'une chirurgie ostéo-articulaire des membres postérieurs, afin de permettre un réveil en douceur et une récupération postopératoire confortable.

     

    Monitoring et surveillance :
     

  • Le monitoring est l'ensemble de l'appareillage utilisé pour contrôler les paramètres vitaux lors de l'anesthésie. Un appareillage de pointe utilisé également en anesthésie humaine.
  • Coeur : Mise en place d'électrodes pour effectuer un électrocardiogramme permanent et permettant de surveiller précisément l'activité électrique du coeur ainsi que la fréquence des battements. Un oxymétre de pouls double cette fonction de mesure de fréquence cardiaque et indique également le pourcentage de saturation en oxygène du sang (petite pince sur la langue).
  • Respiration : un appareil, le capnographe, analyse en permanence les gaz inspirés et expirés par l'animal (oxygène, protoxyde d'azote, CO2). Cet appareil mesure également la quantité de gaz anesthésique (isoflurane) inspiré et expiré et permet de "piloter" très précisément la profondeur de l'anesthésie. Si nécessaire (chirurgie du thorax, insuffisance respiratoire,...), nous disposons d'un appareillage permettant la mise sous respiration artificielle.
  • Contrôle des reflex, auscultation : Parce que chaque individu a ses particularités, on contrôle en plus et en permanence, la présence de certains reflex ainsi que certaines réactions physiques (basculement de l'œil par exemple) permettant d'évaluer la profondeur de l'anesthésie.

    Réveil :
     

  • Le réveil est une phase de l'anesthésie qui comporte certains impératifs :
  • Température : un des effets secondaires d'une anesthésie générale est une tendance à l'hypothermie. Il est dès lors important de pouvoir réchauffer l'animal. On dispose pour cela de lampes chauffantes et de "bouillotes".
  • Respiration : au cas ou un animal présenterait une insuffisance respiratoire au delà de la période d'anesthésie, nous disposons d'une cage "à oxygène" où l'atmosphère est saturée en oxygène.
  • Hydratation : Une perfusion par voie veineuse est maintenue aussi longtemps que nécessaire lorsque les besoins de l'animal le justifient.
  • Confort : Chaque animal est placé, dans une cage individuelle largement adaptée à sa taille, sur une ou plusieurs alaises à usage unique changées aussi souvent que nécessaire. Les cages sont nettoyées après chaque passage.
  • @ copyright  2010 Le gite Canin